...ça fesait longtemps...
Hier, il pleuvait, et mon incurable romantisme a pu revenir au galop pendant que
je me plongeait dans cette tragédie de Musset, à mon image : pathétique.
Je ne trouve plus les extraits que j'en avait (dommage ?) mais j'ai le résumé,
qui m'a frappée au moins autant que la pièce elle même...
Mais, en plus d'être romantique, je suis déséspérément instable (je trouve plus le bon mot,
tant pis...). Je veux dire : pas d'inquiétude, il y a de fortes chances pour que demain,
s'il fait beau ?, je me demande pourquoi j'ai mis un résumé d'oeuvre sur mon blog et
que je supprime cet article que je jugerai alors profondément crétin...
En attendant, j'ai envie de faire connaitre cette pièce à ceux qui ne la connaissent pas
et d'assumer mon "caractère"...
.....On ne badine pas avec l'amour
Voici la pièce la plus riche, la plus dense, la plus belle de Musset.
Il y a mis, en effet, non seulement son aventure manquée avec George Sand,
mais l'impossibilité, inscrite dans son caractère et dans sa vie,
d'être heureux avec une autre.
Ici, un couple d'amoureux prend l'amour pour un jeu,
qui tue un troisième personnage; pour la victime, l'amour était serieux.
Tout se passe comme si, pour Musset, un tiers nous empêchait
toujours d'être deux, ou d'être un.
Sous l'apparence comique et l'influence de Marivaux, on trouve l'émotion,
le pathétique du représentant de la première "génération perdue";
ce n'est plus notre siècle, mais c'est toujours le même mal.
Pourquoi ces romantiques là tiennent-ils tellement à ce que l'amour soit mortel ?!
[Tient... Il pleut, mon chat veut sortir... Les animaux peuvent donc aussi être romantiques ?]